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Le syndrome de la queue de cheval chez le chien : causes, symptômes et traitement

Le syndrome de la queue de cheval chez le chien, également appelé sténose lombosacrée dégénérative (SLSD), est une affection neurologique. Elle résulte de la compression des racines nerveuses situées à la jonction entre les vertèbres lombaires et le sacrum, soit au niveau du canal vertébral, soit au niveau des foramens où passent les racines nerveuses. Cette compression peut entraîner des douleurs, des troubles moteurs et des dysfonctionnements des organes pelviens chez le chien.

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Le syndrome de la queue de cheval chez le chien : les symptômes

Les signes cliniques du syndrome de la queue de cheval peuvent varier en fonction de la localisation et de la gravité de la compression nerveuse. Parmi les symptômes les plus courants, on observe :

  • Une douleur lombaire ou lombo-sacrée : le chien peut manifester une douleur lorsqu'on appuie sur la zone lombaire ou lorsqu'il se lève après une période de repos ;

  • Des difficultés à se lever, à sauter ou à monter les escaliers : le chien peut devenir réticent à effectuer ces mouvements en raison de la douleur ou de la faiblesse musculaire ;

  • Une boiterie des membres postérieurs : une boiterie alternée ou une démarche raide peut être observée.

  • Une perte de tonus musculaire : une atrophie musculaire progressive des membres postérieurs peut survenir ;

  • Une incontinence urinaire et/ou fécale : la compression des nerfs responsables du contrôle des sphincters peut entraîner des pertes involontaires d'urine ou de selles.

  • Une perte de la mobilité de la queue : la queue peut devenir flasque et perdre son tonus.

Les causes et facteurs de développement

Le syndrome de la queue de cheval est souvent causé par une combinaison de facteurs dégénératifs et mécaniques, notamment :

  • Une hernie discale lombo-sacrée (L7-S1) : un disque intervertébral se déplace et comprime les racines nerveuses ;

  • Une spondylarthrose déformante : formation d'excroissances osseuses (ostéophytes) autour des vertèbres, réduisant l'espace disponible pour les nerfs ;

  • Une instabilité lombo-sacrée : mouvement anormal entre les vertèbres L7 et S1, pouvant entraîner une compression nerveuse ;

  • Des anomalies vertébrales congénitales : présence de vertèbres surnuméraires ou transitionnelles ;

  • Des traumatismes : accidents ou chutes affectant la région lombo-sacrée ;

  • Des tumeurs ou infections : affectant les structures vertébrales ou les tissus environnants.

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Le syndrome de la queue de cheval : les races de chien prédisposées

Certaines races de chiens sont plus susceptibles de développer ce syndrome en raison de leur morphologie ou de leur activité physique. Les races les plus fréquemment affectées comprennent :

  • Le Berger Allemand

  • Le Rottweiler

  • Le Dobermann

  • Le Boxer

  • Le Bouvier Bernois

  • Le Dalmatien

  • Le Greyhound

  • Le Rhodesian Ridgeback

  • Le Hovawart

  • Le Berger de Brie

De plus, les mâles sont deux à quatre fois plus souvent atteints que les femelles.

La Patte Figo

Si votre chien présente des signes de douleur ou de faiblesse dans la région lombaire, il est essentiel de consulter un vétérinaire sans tarder. Un diagnostic précoce peut permettre une prise en charge médicale ou chirurgicale efficace, améliorant ainsi le pronostic et la qualité de vie de votre compagnon. Le syndrome de la queue de cheval nécessite une gestion attentive, en particulier lors de la rééducation post-chirurgicale. Commencez les exercices de rééducation dès que votre vétérinaire l'approuve, en commençant par des mouvements doux et contrôlés des membres postérieurs. Cela aide non seulement à améliorer la circulation sanguine dans la région affectée, mais aussi à prévenir l'atrophie musculaire.

Le diagnostic

Le diagnostic du syndrome de la queue de cheval repose sur une combinaison d'examen clinique et d'imagerie médicale :

  • Un examen neurologique : évaluation des réflexes, de la sensibilité et de la motricité des membres postérieurs ;

  • Des radiographies : elles permettent d'observer les anomalies osseuses, les hernies discales ou les signes d'arthrose ;

  • La tomodensitométrie (TDM) ou Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) : cela permet d’obtenir des images détaillées des structures nerveuses et permet de localiser précisément la compression.

Le traitement du syndrome de la queue de cheval chez le chien

Le traitement dépend de la cause sous-jacente, de la gravité des symptômes et de l'état général du chien. Les options incluent :

  • Des médicaments anti-inflammatoires et analgésiques : pour soulager la douleur et l'inflammation ;

  • Du repos et une physiothérapie (prise en charge par notre assurance) : pour renforcer les muscles et améliorer la mobilité ;

  • La chirurgie : en cas de compression sévère, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour décompresser les racines nerveuses ;

  • Des injections de plasma riche en plaquettes (PRP) : une étude a montré que ces injections pouvaient améliorer les signes cliniques et la démarche chez les chiens de travail à la retraite atteints de SLSD.

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Les gestes préventifs

Bien qu'il ne soit pas toujours possible de prévenir le syndrome de la queue de cheval, certaines mesures peuvent réduire le risque ou limiter la progression de la maladie :

  • Maintenir un poids corporel sain : l'excès de poids exerce une pression supplémentaire sur la colonne vertébrale ;

  • Éviter les sauts brusques et les mouvements répétitifs : limiter les activités pouvant solliciter excessivement la région lombo-sacrée ;

  • Fournir une alimentation équilibrée : pour soutenir la santé des articulations et des os.

  • Consulter régulièrement un vétérinaire : pour détecter précocement d'éventuels signes de la maladie.

Mon animal est malade, dois-je m'inquiéter ?

  1. Observez-vous les signes suivants chez votre chien ?

  2. Votre chien a-t-il des difficultés à se lever ou à sauter ?

  3. Manifeste-t-il des douleurs lorsqu'on touche sa région lombaire ?

  4. A-t-il une démarche raide ou traînante ?

  5. Présente-t-il des signes d'incontinence urinaire ou fécale ?

Si vous avez répondu « oui » à l'une de ces questions, il est recommandé de consulter un vétérinaire rapidement pour un diagnostic précis et une prise en charge appropriée.

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